Introduction
La transition bas-carbone est au cœur des stratégies publiques et des politiques d’entreprise. Dans ce contexte, deux termes reviennent fréquemment : décarbonation et décarbonisation. Sont-ils synonymes ? Y a-t-il des nuances de sens ou d’usage ? Cet article apporte des repères clairs pour comprendre les différences, les usages et les implications pratiques de ces notions.
1. Définitions : que signifient ces mots ?
– Décarbonation est un substantif français qui désigne le processus par lequel on réduit la quantité de carbone émise dans l’atmosphère (généralement sous forme de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre).
– Décarbonisation est une forme nominale davantage influencée par l’anglais (decarbonization) et utilisée parfois comme synonyme. Dans les usages techniques et administratifs, on rencontre les deux formes, mais décarbonation reste la forme recommandée en français courant.
2. Nuances d’usage et origine des termes
La coexistence des deux mots tient surtout à l’influence des publications internationales et des traductions. Quelques points à retenir :
- Dictionnaire et style : la langue française propose plutôt décarbonation, mais décarbonisation est devenue courante dans des documents issus d’organisations internationales.
- Contexte : certains secteurs préfèrent l’un ou l’autre terme : la recherche, les textes réglementaires ou les communications techniques peuvent privilégier la cohérence terminologique.
- Perception : pour le grand public, les deux mots passeront souvent pour équivalents ; pour des documents officiels, il est utile de choisir et de garder une terminologie constante.
3. Décarbonation/décarbonisation : quelles actions cela recouvre ?
Réduire les émissions de carbone implique un ensemble de leviers techniques, organisationnels et financiers. Parmi les actions courantes :
- Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, procédés industriels et transports.
- Substitution des combustibles fossiles par des énergies bas-carbone (électricité renouvelable, biocarburants durables, hydrogène décarboné lorsque disponible).
- Optimisation des usages : sobriété, consommation responsable, économie circulaire.
- Solutions de neutralisation : séquestration naturelle (reboisement) ou technologies de capture et stockage du carbone (CCS/CCU), en complément des réductions directes.
4. Mesurer la progression : indicateurs et bonnes pratiques
Pour suivre une stratégie de décarbonation, on s’appuie sur des indicateurs et des standards reconnus. Parmi eux :
- Émissions directes et indirectes (scopes 1, 2 et 3 selon le Greenhouse Gas Protocol) pour cartographier les sources.
- Intensité carbone (émissions par unité de