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Quel taux de TVA pour des panneaux solaires photovoltaïques ?

Introduction

Le taux de TVA applicable à une installation de panneaux solaires photovoltaïques dépend de plusieurs critères : la puissance du système, le type de logement, l’ancienneté du bâtiment et la nature des travaux (pose, rénovation, équipements associés). Comme les règles fiscales peuvent évoluer et que les situations varient, cet article vous aide à comprendre les cas les plus fréquents pour éviter les erreurs au moment du devis et de la facture.

1) Les taux de TVA possibles pour des panneaux photovoltaïques

En France, plusieurs taux de TVA peuvent s’appliquer aux travaux et équipements liés au solaire photovoltaïque. Les principaux taux que vous rencontrerez sont :

  • TVA à 20 % : le taux “normal”, fréquent pour de nombreuses installations photovoltaïques, notamment sur bâtiments récents ou selon la configuration des travaux.
  • TVA à 10 % : possible dans certains cas de travaux d’amélioration dans un logement achevé depuis plus de 2 ans, lorsque les conditions sont remplies.
  • TVA à 5,5 % : généralement réservée à certains travaux de rénovation énergétique éligibles. Selon les cas, le photovoltaïque peut ne pas relever de ce taux (il est plus souvent associé à d’autres équipements d’économies d’énergie). En pratique, il convient de vérifier précisément l’éligibilité.

Important : le taux ne dépend pas seulement du matériel, mais aussi de la prestation (fourniture + pose), du bâtiment et du cadre réglementaire applicable au moment de la facturation.

2) TVA à taux réduit : quelles conditions reviennent le plus souvent ?

Les taux réduits (notamment 10 %, et plus rarement 5,5 % selon l’éligibilité) sont généralement liés à des travaux réalisés dans un logement répondant à des critères précis. Les conditions les plus fréquentes à vérifier :

  • Logement achevé depuis plus de 2 ans (maison ou appartement) : c’est une condition courante pour les travaux à TVA réduite.
  • Travaux réalisés par une entreprise : la TVA réduite s’applique en principe lorsque l’entreprise fournit et pose (et non sur de l’auto-installation).
  • Nature des travaux : il doit s’agir de travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien (selon les définitions fiscales), et non d’une construction neuve.
  • Usage du logement : résidence principale ou secondaire peuvent être concernées dans certains cas, mais il faut confirmer selon la situation.

Dans la pratique, l’installateur vous demandera souvent une attestation (simplifiée ou normale) confirmant le respect des conditions pour appliquer le taux réduit.

3) Photovoltaïque : attention aux cas où la TVA à 20 % s’applique

Le taux de 20 % s’applique fréquemment, par exemple lorsque :

  • les travaux concernent une construction neuve (ou assimilée) ;
  • le logement ne remplit pas les conditions d’ancienneté (moins de 2 ans) ;
  • la prestation ne relève pas des catégories de travaux ouvrant droit à un taux réduit ;
  • une partie des travaux/équipements est considérée comme ne rentrant pas dans le périmètre du taux réduit (cela peut arriver selon la composition du devis : options, accessoires, travaux annexes, etc.).

À noter : un même projet peut parfois combiner des postes facturés à des taux différents selon leur qualification fiscale. C’est une raison supplémentaire de demander un devis détaillé.

4) Comment savoir quel taux s’appliquera à votre projet ? (méthode simple)

Pour éviter les mauvaises surprises, voici une démarche concrète :

  1. Identifiez le type de bâtiment : logement (résidentiel) ou bâtiment tertiaire, neuf ou ancien.
  2. Vérifiez l’ancienneté : si le logement a plus ou moins de 2 ans.
  3. Clarifiez la prestation : fourniture + pose par une entreprise (souvent requis pour TVA réduite) ou achat de matériel seul.
  4. Demandez un devis ventilé : main-d’œuvre, matériel, options, travaux annexes (tableau électrique, renforcement toiture, etc.).
  5. Validez le taux et le justificatif : l’entreprise doit pouvoir expliquer le taux appliqué et, si nécessaire, vous faire signer l’attestation adaptée.

En cas de doute, vous pouvez aussi demander à l’entreprise de mentionner sur le devis la base réglementaire (sans que cela remplace un conseil fiscal), ou vous rapprocher d’une source officielle.

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