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Quelles sont les étapes d’une installation de panneaux solaires photovoltaïques en intégration ?

Introduction

L’intégration au bâti (souvent appelée panneaux photovoltaïques en intégration) consiste à installer les modules de façon à ce qu’ils s’insèrent dans la toiture et participent à l’étanchéité, en remplacement d’une partie de la couverture. Ce type de pose demande une préparation rigoureuse et une mise en œuvre soignée, car la toiture doit rester durablement étanche, ventilée et conforme aux règles de l’art. Voici les principales étapes d’une installation photovoltaïque en intégration, telles qu’on les rencontre le plus souvent sur chantier.

1) Étude de faisabilité et choix de la solution d’intégration

Avant toute intervention, l’installateur (ou le bureau d’études) vérifie que le projet est techniquement cohérent et que l’intégration est adaptée à votre toiture.

  • Analyse de la toiture : état de la charpente, type de couverture, pente, orientation, zones d’ombre, accès.
  • Vérification de la compatibilité : système d’intégration choisi, contraintes d’étanchéité, ventilation sous panneaux, évacuation des eaux pluviales.
  • Dimensionnement : puissance visée, type d’onduleur (central, micro-onduleurs), emplacement des équipements et cheminement des câbles.
  • Estimation de production : basée sur l’ensoleillement local et les masques (arbres, bâtiments). Les résultats restent des ordres de grandeur : la production varie selon la météo et l’évolution du site.

2) Démarches administratives et validations préalables

Selon votre situation (zone protégée, modifications visibles de la toiture, raccordement réseau), certaines démarches peuvent être nécessaires avant le démarrage.

  • Autorisation d’urbanisme : une déclaration préalable est fréquemment requise lorsque l’aspect extérieur est modifié (à confirmer selon la commune).
  • Raccordement : demande auprès du gestionnaire de réseau si vous injectez tout ou partie de l’électricité produite.
  • Assurances et garanties : vérification de la couverture (responsabilité civile pro, décennale) et des garanties matérielles.

Bon réflexe : demander à l’installateur un planning indiquant qui fait quoi (pose, étanchéité, électricité, mise en service) et à quel moment.

3) Préparation du chantier et sécurisation de la toiture

Une installation en intégration implique des travaux sur la couverture : la sécurité et la protection du bâtiment sont donc prioritaires.

  • Mise en sécurité : échafaudage, lignes de vie, balisage et protection de zone.
  • Protection contre les intempéries : organisation du phasage pour limiter le temps de toiture ouverte, bâches si nécessaire.
  • Repérages : passages de câbles, emplacement onduleur(s), coffrets de protection, point de raccordement.

4) Dépose partielle de la couverture et mise en place du système d’intégration

C’est l’étape spécifique à l’intégration : une partie des éléments de toiture est retirée, puis remplacée par un ensemble conçu pour recevoir les panneaux et assurer l’étanchéité.

  1. Dépose des tuiles/ardoises sur la zone concernée.
  2. Pose de l’écran/pare-pluie (selon configuration) et préparation du support.
  3. Mise en place du système d’intégration : rails, bacs, cadres, éléments de raccord, solins et pièces d’étanchéité.
  4. Traitement des points singuliers : rives, faîtage, noues, cheminées, fenêtres de toit, ventilations.

Un point d’attention : la ventilation sous les modules et la gestion des eaux (écoulement, relevés, recouvrements) sont déterminantes pour limiter les risques d’humidité, de surchauffe et d’infiltration.

5) Pose des panneaux et raccordements électriques

Une fois le support d’intégration en place, les panneaux sont installés puis raccordés.

  • Fixation des modules selon les prescriptions du fabricant (couple de serrage, bridage, alignement).
  • Câblage DC (courant continu) : connexions, cheminement, protection mécanique, repérage.
  • Installation de l’onduleur (ou micro-onduleurs) : emplacement ventilé et accessible, respect des distances et préconisations.
  • Protections électriques : coffrets DC/AC, sectionneurs, parafoudre si prévu/requis, mise à la terre.

Ces opérations doivent être réalisées avec soin : un câblage mal routé ou insuffisamment protégé peut se dégrader avec le temps (UV, frottements, chaleur).

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