Au moment d’installer des panneaux solaires photovoltaïques, une question revient souvent : faut-il les poser en surimposition (au-dessus de la couverture) ou opter pour une solution intégrée à la toiture (à la place d’une partie des tuiles/ardoises) ? Le bon choix dépend de votre type de toiture, de vos contraintes esthétiques, des règles d’urbanisme et des priorités en matière d’étanchéité, de maintenance et de budget. Cette FAQ vous aide à comparer les deux options et à préparer votre projet.
1) Surimposition et intégration : de quoi parle-t-on exactement ?
Les deux solutions utilisent les mêmes technologies de panneaux (monocristallin, etc.). La différence se situe dans la méthode de pose et l’interaction avec la couverture de toit.
- Pose en surimposition (aussi appelée “sur toiture”) : les panneaux sont fixés sur des rails, au-dessus des tuiles/ardoises. La couverture existante reste en place et assure l’étanchéité principale.
- Intégration au bâti (IAB / “intégré”) : les panneaux (ou un système intégrateur) remplacent une partie de la couverture. L’étanchéité est alors assurée par le système d’intégration et sa mise en œuvre.
2) Comparatif rapide : surimposition vs intégré
| Critère | Surimposition | Intégré à la toiture |
|---|---|---|
| Étanchéité | La couverture existante reste la barrière principale ; points de fixation à traiter avec soin. | Le système PV participe à l’étanchéité ; la qualité de pose est déterminante. |
| Ventilation / échauffement | Souvent meilleure ventilation sous panneaux, ce qui peut limiter l’échauffement. | Ventilation parfois plus contrainte selon système, à étudier au cas par cas. |
| Esthétique | Panneaux visibles en relief. | Aspect plus “affleurant” et discret. |
| Travaux | Généralement plus simple et rapide si la toiture est saine. | Travaux plus lourds : dépose partielle de couverture et mise en œuvre d’un système d’intégration. |
| Maintenance | Accès souvent plus simple ; toiture conservée. | Interventions liées au système intégré potentiellement plus spécifiques. |
| Coût global | Souvent plus économique (à confirmer par devis). | Souvent plus élevé (matériel d’intégration et main-d’œuvre). |
3) Les points clés pour choisir la surimposition
La surimposition est aujourd’hui très répandue, notamment en rénovation, car elle limite les modifications de la couverture.
Quand la surimposition est particulièrement adaptée
- Toiture en bon état : vous souhaitez conserver vos tuiles/ardoises et éviter une dépose.
- Projet orienté simplicité : pose plus directe, avec moins d’impact sur l’étanchéité structurelle du toit (qui reste portée par la couverture).
- Recherche de performance stable : la lame d’air sous les panneaux peut aider à réduire la montée en température, ce qui peut être favorable selon les conditions.
Points de vigilance
- Fixations et étanchéité locale : les crochets/points de fixation doivent être adaptés à la couverture et correctement traités.
- Prise au vent : l’installateur doit dimensionner la fixation selon l’exposition (zone vent, hauteur, etc.).
- Aspect visuel : les panneaux étant surélevés, le rendu est plus “technique”.
4) Les points clés pour choisir l’intégration à la toiture
L’intégration vise un rendu plus homogène avec la toiture, mais elle implique un chantier plus engageant.
Quand l’intégration peut faire sens
- Contraintes architecturales : certaines zones (ABF, PLU, lotissements) peuvent favoriser un aspect intégré. Attention : ce n’est pas systématique, il faut vérifier les règles locales.
- Projet couplé à une réfection de toiture : si vous refaites déjà une partie de la couverture, l’intégration peut s’envisager plus naturellement.
- Priorité à l’esthétique : rendu plus discret et “dans le plan” du toit.