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Un panneau solaire vieillit-il et à quelle vitesse ?

Les panneaux solaires sont conçus pour fonctionner longtemps, mais comme tout équipement exposé aux intempéries, ils évoluent avec le temps. La bonne question n’est pas seulement “est-ce qu’un panneau vieillit ?”, mais comment il vieillit, à quel rythme et quels facteurs peuvent accélérer ou ralentir cette évolution. Voici une FAQ claire pour comprendre la notion de “vieillissement” d’un panneau photovoltaïque, et les bons réflexes d’entretien.

Oui, un panneau solaire vieillit : de quoi parle-t-on exactement ?

Un panneau solaire (photovoltaïque) “vieillit” principalement au sens où sa puissance maximale et donc sa capacité à produire de l’électricité peuvent diminuer progressivement. Cette baisse est liée à plusieurs phénomènes :

  • Dégradation des cellules (microfissures, évolution des matériaux semi-conducteurs, contraintes thermiques).
  • Vieillissement des encapsulants (les couches qui protègent les cellules) : jaunissement, perte de transparence.
  • Altération du verre et des joints (salissures incrustées, abrasion, infiltration d’humidité dans des cas particuliers).
  • Corrosion ou fragilisation de certains éléments (cadre, connectiques) selon l’environnement.

À distinguer : l’installation dans son ensemble vieillit aussi. Souvent, les éléments qui posent problème en premier ne sont pas les panneaux eux-mêmes, mais les onduleurs/micro-onduleurs, les connecteurs ou le câblage.

À quelle vitesse un panneau solaire perd-il en performance ?

La performance d’un panneau peut diminuer progressivement au fil des années. Les fabricants expriment généralement cela via une garantie de performance (souvent sur plusieurs décennies) qui prévoit un niveau de puissance minimal restant après un certain nombre d’années.

Important : il existe des ordres de grandeur souvent cités dans le secteur pour la baisse annuelle, mais la réalité dépend beaucoup :

  • de la qualité du panneau (gamme, contrôle qualité, technologie),
  • de la pose (fixations, ventilation, absence de contraintes mécaniques),
  • du climat (chaleur, humidité, air salin, gel),
  • et de l’entretien (salissures persistantes, feuilles, poussières).

À retenir : il est plus prudent de parler de tendance à la baisse et de se référer aux documents du fabricant (garantie produit et garantie de performance) plutôt que d’annoncer un chiffre unique valable partout.

Quels facteurs accélèrent le vieillissement d’un panneau solaire ?

Le vieillissement n’est pas seulement lié au temps. Voici les causes les plus fréquentes d’usure prématurée :

1) Chaleur et cycles thermiques

Les panneaux chauffent au soleil et refroidissent la nuit. Ces cycles répétés peuvent créer des contraintes mécaniques, surtout si la ventilation sous les panneaux est insuffisante.

2) Humidité, infiltration et corrosion

Une humidité durable (brouillard, climat humide, fortes pluies) peut favoriser certains phénomènes de corrosion ou d’altération des matériaux si l’étanchéité du module est compromise.

3) Air salin et atmosphères corrosives

En bord de mer ou près d’activités industrielles, l’air peut accélérer la corrosion des parties métalliques et des connectiques si les composants ne sont pas adaptés.

4) Contraintes mécaniques

  • Grêle (selon intensité et résistance du verre),
  • charges de neige et vent,
  • microfissures dues à une mauvaise manipulation/pose.

5) Salissures persistantes et ombrages

La saleté ne “vieillit” pas le panneau au sens strict, mais elle peut provoquer :

  • une baisse de production durable si elle s’installe (poussières, pollen, fientes),
  • des points chauds (hot spots) si certaines zones restent fortement ombragées, ce qui peut à terme endommager des cellules dans des cas défavorables.

Comment savoir si un panneau vieillit “normalement” ?

Le meilleur indicateur est l’évolution de la production réelle de l’installation, en tenant compte de la météo et de la saison. Un vieillissement “normal” est généralement progressif. Une baisse brutale doit alerter.

Signes qui doivent attirer l’attention

  • Baisse nette de production par rapport aux années précédentes à météo comparable.
  • Écarts importants entre strings (si l’installation le permet) ou entre micro-onduleurs.
  • Défauts visibles : fissure du verre, délamination (aspect “bulles”), traces brunes, zones opaques.
  • Alertes sur l’application de suivi (si présente) ou arrêt de l’onduleur.
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