En 2025, de nombreux propriétaires s’interrogent : faut-il réaliser un audit énergétique pour vendre un logement classé E au DPE ? La réponse dépend du calendrier réglementaire, du type de bien (maison, immeuble en monopropriété, etc.) et du statut de la vente. Cet article fait le point, avec prudence, sur ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé et les bonnes pratiques pour sécuriser votre transaction.
1) Audit énergétique vs DPE : de quoi parle-t-on exactement ?
Le DPE (diagnostic de performance énergétique) classe un logement de A à G en fonction de ses consommations et émissions estimées. Il fait partie des diagnostics immobiliers à fournir lors d’une vente.
L’audit énergétique, lui, va plus loin : il propose généralement des scénarios de travaux pour améliorer la performance, avec un parcours de rénovation et des ordres de grandeur (qui restent indicatifs, car dépendants de l’état réel du bâti, des choix techniques et des prix du marché).
- DPE : photographie + étiquette énergie/climat.
- Audit énergétique : analyse plus détaillée + pistes de travaux et priorisation.
2) En 2025, l’audit est-il obligatoire pour vendre un logement classé E ?
En principe, non : en 2025, l’obligation d’audit énergétique à la vente vise surtout certains logements considérés comme très énergivores (souvent appelés « passoires énergétiques »), selon un calendrier progressif.
À date, l’extension de l’obligation au classement E est annoncée dans le cadre de ce calendrier, mais son application effective dépend des textes en vigueur, de leurs mises à jour et des cas particuliers (type de bien, date de réalisation du DPE, etc.).
Conclusion pratique : pour une vente en 2025, un logement classé E n’est généralement pas soumis à l’audit obligatoire, mais il est important de vérifier le calendrier réglementaire applicable au moment de la signature (promesse/compromis et acte authentique) et la nature exacte du bien.
3) Quels logements sont concernés par l’audit énergétique obligatoire à la vente ?
L’obligation (quand elle s’applique) concerne généralement les ventes de maisons individuelles et certains immeubles en monopropriété classés dans les catégories les plus énergivores, selon le calendrier prévu par la réglementation.
Plusieurs éléments peuvent faire varier l’analyse :
- Type de bien : maison, appartement en copropriété, immeuble entier, etc.
- Nature de la vente : vente classique, vente en bloc, etc.
- Étiquette DPE : la classe affichée au DPE (A à G) et la date/validité du diagnostic.
- Évolutions réglementaires : textes et calendriers peuvent être ajustés.
Si vous avez un doute, l’approche la plus sûre est de recouper avec votre notaire et/ou un professionnel du diagnostic, et de vous référer aux informations officielles mises à jour.
4) Si l’audit n’est pas obligatoire, est-il utile pour vendre un logement classé E ?
Oui, l’audit peut être utile même lorsqu’il n’est pas imposé. Il peut notamment :
- Rassurer les acquéreurs en apportant une vision structurée des améliorations possibles.
- Faciliter la négociation en objectivant les postes de travaux (isolation, ventilation, chauffage…).
- Prioriser les actions : certaines améliorations sont plus pertinentes que d’autres selon le bâti.
À l’inverse, si le bien est déjà bien positionné sur son marché, certains vendeurs privilégient une stratégie plus légère (DPE + devis ciblés) plutôt qu’un audit complet. Le bon choix dépend du contexte (urgence de vente, concurrence locale, profil des acheteurs, etc.).
5) Que risque-t-on si un audit est obligatoire et qu’il n’est pas fourni ?
Lorsque l’audit est requis, l’absence de document peut fragiliser le dossier de vente :
- l’acheteur peut demander des compléments avant d’avancer ;
- cela peut créer un retard dans le calendrier (compromis / acte) ;
- le notaire ou l’agence peut recommander de régulariser avant signature pour sécuriser la transaction.
Les conséquences exactes dépendent du contexte et des conseils juridiques apportés. L’objectif est surtout d’éviter les blocages et de garantir une information complète de l’acquéreur.