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Est-ce la fin des chaudières fioul depuis 2022 ?

Est-ce la fin des chaudières fioul depuis 2022 ?

Depuis 2022, on entend souvent que les chaudières au fioul seraient « interdites ». En réalité, la réglementation vise surtout l’installation de nouveaux équipements très émetteurs, avec des exceptions et des cas particuliers. Cet article fait le point, de façon claire, sur ce qui est autorisé, ce qui ne l’est plus, et quelles alternatives envisager.

1) Ce que dit la réglementation depuis 2022 (en bref)

À partir de 2022, les règles ont évolué pour limiter l’installation de systèmes de chauffage fonctionnant au fioul, notamment dans le neuf et lors d’un remplacement d’équipement, lorsque les émissions de gaz à effet de serre dépassent un certain seuil.

L’idée générale est la suivante :

  • Il ne s’agit pas d’une interdiction totale d’utiliser le fioul si votre chaudière est déjà en place.
  • La restriction concerne principalement l’installation de nouvelles chaudières fioul (en particulier lors d’un remplacement), selon des critères d’émissions et de faisabilité technique.
  • Des dérogations peuvent exister si aucune solution alternative raisonnable n’est possible.

Comme les textes et leurs modalités d’application peuvent dépendre de votre situation (type de logement, contraintes techniques, zone, etc.), il est recommandé de vérifier votre cas avec un professionnel.

2) Ai-je le droit de garder et d’utiliser ma chaudière fioul actuelle ?

Oui : si votre chaudière fioul est déjà installée, vous pouvez en général continuer à l’utiliser. La réglementation ne vous impose pas, par principe, de la déposer immédiatement.

Vous pouvez aussi, selon les cas :

  • faire entretenir votre chaudière (l’entretien reste essentiel pour la sécurité et le rendement) ;
  • la réparer en cas de panne ;
  • optimiser l’installation (réglages, régulation, calorifugeage, etc.).

En revanche, c’est surtout le remplacement par une nouvelle chaudière fioul qui est devenu beaucoup plus contraint.

3) Dans quels cas l’installation d’une nouvelle chaudière fioul est-elle bloquée ?

La restriction vise principalement l’installation d’équipements de chauffage considérés comme trop émetteurs en CO₂. Dans la pratique, cela concerne fréquemment :

  • le remplacement d’une chaudière fioul par une autre chaudière fioul standard ;
  • les projets en construction neuve, où les exigences environnementales sont plus fortes.

Point important : selon les situations, des solutions « fioul » utilisant certains combustibles spécifiques (ex. fioul avec part de biocombustible) peuvent être évoquées, mais leur acceptation dépend de critères précis (notamment d’émissions) et de la disponibilité locale. Il est donc prudent de ne pas supposer qu’une chaudière « compatible biocombustible » sera automatiquement autorisée dans tous les cas.

4) Quelles exceptions ou dérogations peuvent exister ?

La réglementation prévoit des cas où l’on peut justifier qu’une alternative n’est pas raisonnablement réalisable, par exemple lorsqu’il existe des contraintes techniques ou économiques majeures.

Sans entrer dans des cas juridiques trop spécifiques, les situations souvent discutées sont :

  • absence de solution alternative techniquement compatible (ex. impossibilité d’installer une pompe à chaleur dans certaines configurations) ;
  • impossibilité de raccordement à une solution collective (ex. pas de réseau de gaz, pas de réseau de chaleur) ;
  • contraintes de bâtiment (patrimoine, local technique, évacuation des fumées, etc.).

Dans tous les cas, la dérogation n’est pas une « case à cocher » automatique : elle se documente et se discute avec des professionnels (installateur, bureau d’études, éventuellement l’administration selon le contexte).

5) Quelles alternatives au fioul pour remplacer sa chaudière ?

Le remplacement est l’occasion d’évaluer des solutions moins émettrices. Le bon choix dépend de l’isolation, des émetteurs (radiateurs, plancher chauffant), du climat local et de votre budget.

Options fréquentes

  • Pompe à chaleur (air/eau) : souvent envisagée en maison individuelle ; performances variables selon la température extérieure et l’installation existante.
  • Chaudière biomasse (granulés ou bûches) : bonne option si vous avez de la place pour le stockage et un accès simple à un combustible de qualité.
  • Raccordement à un réseau de chaleur : possible dans certaines communes ; dépend de la proximité et des conditions de raccordement.
  • Chaudière gaz très haute performance : uniquement si le gaz est disponible et si le projet est cohérent avec les règles applicables (notamment dans le neuf).
  • Système hybride (PAC + appoint) : peut aider à concilier confort, continuité de service et contraintes techniques.

Avant de changer : l’étape souvent la plus rentable

Améliorer l’isolation et la régulation (thermostat, robinets thermostatiques, équilibrage, programmation) peut réduire les besoins de chauffage et faciliter le passage à une solution plus sobre.

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