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Audit énergétique : quel sera le nouveau coefficient de conversion pour l’électricité en 2026 ?

Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est un élément clé des audits énergétiques : il influence la manière dont la consommation électrique est « traduite » dans les calculs réglementaires, et peut donc modifier les résultats (étiquettes, scénarios de travaux, comparaisons entre énergies). À l’horizon 2026, une évolution est évoquée dans plusieurs échanges techniques et travaux préparatoires, mais il convient de rester prudent : la valeur exacte et son calendrier d’application dépendent d’un cadre réglementaire (textes publiés, méthodes mises à jour).

1) Le coefficient de conversion : de quoi parle-t-on exactement ?

Dans un audit énergétique, on peut exprimer les consommations en énergie finale (celle facturée) ou en énergie primaire (une notion « amont », qui tient compte des pertes de production et d’acheminement).

Le coefficient de conversion (souvent noté k) sert à passer de l’énergie finale à l’énergie primaire :

  • Énergie primaire (kWhEP) = Énergie finale (kWhEF) × coefficient

Ce coefficient n’est pas un prix, ni un rendement de votre installation : c’est un paramètre conventionnel utilisé dans des méthodes de calcul (DPE, audit énergétique, réglementations).

2) Quel est le « nouveau » coefficient pour l’électricité en 2026 ?

À ce jour, la valeur couramment utilisée en France dans les méthodes de calcul a été 2,3 pour l’électricité (selon les cadres réglementaires en vigueur ces dernières années).

Pour 2026, une évolution vers un coefficient de 2,1 est fréquemment mentionnée comme orientation dans la continuité de certains ajustements déjà engagés au niveau national et européen. Mais :

  • la valeur applicable dépendra des textes officiels publiés (arrêtés, mises à jour de méthode de calcul) ;
  • il peut exister des différences selon l’usage (DPE, audit réglementaire, moteurs de calcul) ou selon une période transitoire ;
  • le calendrier exact (date d’entrée en vigueur, logements concernés, règles de mise à jour des audits existants) doit être confirmé par les publications officielles.

En pratique : si votre question est « quel coefficient sera pris en compte dans mon audit en 2026 ? », la réponse dépendra de la méthode réglementaire en vigueur au moment où l’audit est réalisé et de la version de l’outil de calcul utilisé par l’auditeur.

3) Pourquoi ce coefficient peut évoluer ?

Les coefficients de conversion visent à refléter, de manière conventionnelle, l’état des systèmes énergétiques (mix électrique, pertes réseaux, choix méthodologiques). Une mise à jour peut intervenir pour :

  • mieux aligner les calculs avec des références européennes ou des conventions actualisées ;
  • tenir compte d’une évolution du mix de production et des hypothèses associées ;
  • réduire des effets de bord entre énergies dans les classements et comparaisons (sans que cela ne change vos factures).

Ce point est important : un changement de coefficient modifie un résultat de calcul, pas nécessairement la consommation réelle du logement.

4) Quel impact sur un audit énergétique (résultats, scénarios de travaux) ?

Un coefficient électrique plus bas (par exemple passer de 2,3 à 2,1) peut, toutes choses égales par ailleurs :

  • réduire la consommation exprimée en kWhEP pour les usages électriques (chauffage, ECS, auxiliaires) ;
  • modifier certains indicateurs utilisés pour comparer des solutions (pompe à chaleur, radiateurs, hybride, etc.) ;
  • influencer une étiquette ou un seuil réglementaire si celui-ci est basé sur l’énergie primaire (cela dépend du dispositif considéré).

En revanche, l’audit énergétique ne se limite pas à un seul chiffre : un bon audit analyse aussi l’enveloppe (isolation, étanchéité à l’air), la ventilation, le confort, les contraintes techniques et les priorités de travaux. Le coefficient est un paramètre parmi d’autres, mais il peut changer l’arbitrage entre options lorsque les résultats sont proches.

5) Comment se préparer dès maintenant (sans sur-interpréter) ?

Si vous anticipez une vente, une rénovation globale ou un audit à venir :

  1. Demandez à l’auditeur la méthode utilisée (version, hypothèses principales, et indicateurs restitués : kWhEF, kWhEP, CO₂).
  2. Comparez les scénarios avec plusieurs lectures : économies en énergie finale, impacts sur le confort, budget, phasage, maintenance.
  3. Ne basez pas une décision uniquement sur un changement pressenti de coefficient : les textes officiels et la date d’application font foi.

Pour suivre les mises à jour, vous pouvez consulter les pages d’information et d’actualité de CEE et les publications réglementaires lorsqu’elles paraissent.

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