La batterie virtuelle attire de plus en plus de particuliers qui veulent mieux valoriser l’électricité produite par leurs panneaux solaires. Mais lorsqu’on vit en appartement, les questions pratiques (toiture, compteur, copropriété, raccordement) deviennent vite centrales. Cette FAQ fait le point, de façon claire, sur la question : est-ce que l’offre de batterie virtuelle Cee fonctionne en appartement ?
1) Batterie virtuelle Cee: de quoi parle-t-on exactement ?
Une batterie virtuelle n’est pas une batterie physique installée chez vous. Il s’agit d’un mécanisme (selon les modalités de l’offre) qui vise à mieux valoriser votre production solaire : l’énergie non consommée instantanément n’est pas stockée dans un équipement, mais prise en compte via un système de comptage et de compensation défini par le fournisseur/partenaire.
En pratique, cela implique généralement :
- un compteur communicant et un suivi des flux (consommation/production),
- un contrat encadrant la manière dont le surplus est valorisé,
- des conditions techniques (raccordement, schéma d’installation) et contractuelles (site, titulaire du contrat, etc.).
Important : la batterie virtuelle ne supprime pas les contraintes physiques liées à l’installation photovoltaïque. En appartement, la question n’est donc pas seulement “batterie virtuelle ou non”, mais aussi “comment produire et comment raccorder légalement et techniquement ?”.
2) En appartement, le point clé : avez-vous une production solaire raccordée à votre compteur ?
Pour qu’une offre de batterie virtuelle puisse fonctionner, il faut en général que vous ayez :
- une installation photovoltaïque (sur toiture, terrasse, carport, etc.),
- un raccordement permettant de mesurer précisément la production injectée et la consommation,
- un point de livraison (PDL) et un contrat d’électricité associés au logement concerné.
En appartement, cela dépend fortement de votre situation :
- Appartement avec accès privatif à une toiture/terrasse : c’est parfois envisageable, sous réserve d’autorisations et de faisabilité technique.
- Appartement en copropriété (toiture commune) : la mise en place est plus complexe et passe souvent par un projet collectif et des décisions en assemblée générale.
- Appartement sans possibilité de pose : la batterie virtuelle ne peut pas “créer” de production ; sans panneaux raccordés, il n’y a pas de surplus à valoriser.
3) Les cas où l’offre peut être envisageable en appartement
Cas n°1 : vous disposez d’une surface privative exploitable (terrasse, toiture accessible)
Si vous avez une surface privative et que l’installation peut être réalisée dans les règles (structure, sécurité, urbanisme, raccordement), une batterie virtuelle peut être envisagée comme pour une maison, à condition que le comptage et le contrat puissent être rattachés à votre compteur.
Cas n°2 : projet solaire en copropriété (installation collective)
Dans certains immeubles, un projet photovoltaïque peut être porté par la copropriété. Selon l’organisation retenue (autoconsommation collective, répartition, contrats), certaines solutions de valorisation peuvent exister. La compatibilité avec une batterie virtuelle dépendra :
- du montage juridique et contractuel,
- du mode de comptage (individuel/collectif),
- des conditions de l’offre souscrite.
À ce stade, le point déterminant est de vérifier si l’offre Cee peut s’intégrer au schéma collectif choisi, et dans quelles conditions.
Cas n°3 : vous possédez un autre site de production (ex. résidence principale) mais vivez en appartement
Certaines personnes vivent en appartement mais possèdent une maison équipée de panneaux. Dans ce cas, la batterie virtuelle — si elle est souscrite — est généralement liée au site de production (le compteur associé), pas au lieu où vous résidez au quotidien. Autrement dit : ce n’est pas “l’appartement” qui compte, mais le point de livraison sur lequel l’installation est raccordée.
4) Les cas où c’est souvent difficile (ou non adapté)
Sans entrer dans des cas particuliers, voici les situations qui posent le plus souvent problème :
- Absence de surface de pose ou impossibilité technique (ombrage important, structure, accès).
- Refus ou absence d’accord en copropriété lorsque la toiture ou les parties communes sont concernées.
- Impossibilité de raccorder l’installation au compteur de l’appartement (configuration électrique, distance, contraintes de l’immeuble).
- Projet “plug & play” non raccordé ou non adapté au schéma requis : selon les offres, une batterie virtuelle peut nécessiter un cadre précis de comptage et de contractualisation.
Le bon réflexe est de valider la faisabilité technique (installation et raccordement) avant d’évaluer l’intérêt d’une solution de valorisation comme la batterie virtuelle.