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Je suis locataire : puis-je faire des travaux chez moi ?

Je suis locataire : puis‑je faire des travaux chez moi ?

En tant que locataire, vous pouvez envisager d’améliorer votre logement. Mais tous les travaux ne se valent pas : certains relèvent de votre responsabilité, d’autres nécessitent l’accord du propriétaire, et certains peuvent être soumis à des règles de copropriété ou d’urbanisme. Cet article explique les grands principes, les démarches à suivre et les précautions à prendre — notamment si les travaux visent des économies d’énergie (programmes CEE et aides associées).

Que disent le bail et la loi ?

Le contrat de location (le bail) et la législation encadrent les droits et obligations du locataire et du propriétaire. En règle générale :

  • le locataire doit entretenir le logement et réaliser les réparations locatives courantes ;
  • les travaux de transformation ou d’amélioration lourde nécessitent l’accord écrit du propriétaire ;
  • les obligations du propriétaire portent sur les réparations importantes et la mise en conformité du logement.

Conseil pratique : lisez votre bail avant d’entreprendre quoi que ce soit et demandez toujours une confirmation écrite du propriétaire pour un accord.

Travaux que vous pouvez généralement réaliser sans autorisation

Certains petits travaux d’entretien ou d’embellissement ne requièrent pas d’autorisation du propriétaire, à condition qu’ils restent réversibles et raisonnables :

  • peinture, tapisserie, petits trous de fixation ;
  • pose de luminaires (si installation électrique conforme), rideaux et étagères légères ;
  • petites réparations relevant des « locatives » (changement de joints, robinets, etc.).

Veillez toutefois à ne pas détériorer les installations et à remettre en état si le bail l’exige à la fin de la location.

Travaux nécessitant l’accord du propriétaire

Avant d’entamer des travaux qui modifient la structure, la destination ou les gros éléments du logement, l’accord écrit du propriétaire est indispensable. Exemples :

  • abattre une cloison, déplacer une salle d’eau ou une cuisine ;
  • changer durablement le système de chauffage ou l’isolation (pose d’une chaudière, isolation par l’extérieur, remplacement des fenêtres par du double vitrage définitif) ;
  • réaliser des travaux entraînant une modification de la surface habitable ou de la configuration.

Si vous réalisez des travaux sans autorisation alors qu’elle était nécessaire, le propriétaire peut demander la remise en état, ou, selon le contrat, des dommages et intérêts.

Travaux en copropriété et autorisations d’urbanisme

Si votre logement fait partie d’une copropriété, vérifiez le règlement de copropriété : certaines modifications (façades, balcons, vitrages extérieurs, compteurs) nécessitent l’autorisation de l’assemblée générale.

Par ailleurs, les travaux changeant l’aspect extérieur ou la configuration peuvent nécessiter une autorisation d’urbanisme (déclaration préalable

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