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Panneau solaire : la grêle peut-elle les endommager ?

Les épisodes de grêle suscitent souvent la même inquiétude chez les particuliers : un panneau solaire peut-il casser sous l’impact ? La réponse dépend de plusieurs facteurs (taille des grêlons, vitesse du vent, qualité du matériel, mode de pose). Cette FAQ fait le point, sans alarmisme, sur les risques réels et les bons réflexes pour protéger et assurer votre installation photovoltaïque.

1) Un panneau photovoltaïque est-il conçu pour résister à la grêle ?

Oui, la plupart des panneaux photovoltaïques du marché sont conçus pour supporter des contraintes mécaniques (vent, neige, variations de température) et incluent généralement une résistance aux impacts, dont la grêle. Le “verre” en face avant est en principe un verre trempé (ou un matériau équivalent selon les technologies) pensé pour encaisser des chocs modérés.

Important : la résistance n’est pas “absolue”. Des grêlons très volumineux, projetés à grande vitesse (notamment avec du vent), peuvent endommager un panneau, surtout si l’épisode est exceptionnel ou si l’équipement est ancien.

2) Quels types de dommages la grêle peut-elle provoquer ?

La grêle peut entraîner des dégâts visibles… ou plus discrets :

  • Microfissures dans les cellules : souvent invisibles à l’œil nu, elles peuvent, dans certains cas, affecter la performance sur la durée.
  • Fissures du verre (rare sur du matériel de qualité, mais possible en cas d’impact très violent).
  • Dégradation du cadre (déformations, angles endommagés) ou des éléments de fixation.
  • Atteinte des câbles et connecteurs (moins fréquent, mais à vérifier si des débris se sont accumulés ou si la toiture a été touchée).

À noter : un panneau peut continuer à produire même après un impact, mais avec un rendement réduit ou un risque de dégradation progressive. D’où l’intérêt d’un contrôle après un épisode intense.

3) Quels facteurs augmentent ou réduisent le risque ?

La taille des grêlons et le vent

Plus les grêlons sont gros et plus le vent augmente leur vitesse d’impact, plus le risque de dommages augmente. Les épisodes “hors norme” sont ceux qui posent le plus problème.

La qualité du panneau et ses certifications

Les fabricants s’appuient généralement sur des normes d’essais (résistance mécanique et tests d’impact) pour qualifier leurs produits. Sans entrer dans des promesses chiffrées, retenez que les panneaux de marques reconnues et correctement certifiés offrent en général une meilleure robustesse que des équipements d’entrée de gamme peu documentés.

La pose (inclinaison, intégration, ventilation)

La grêle arrive rarement “à la verticale”. L’inclinaison peut contribuer à limiter l’effet d’un impact direct. Une pose réalisée selon les règles de l’art (fixations adaptées, respect des charges, qualité du support) réduit aussi le risque de casse ou d’arrachement.

4) Que faire après un orage de grêle ?

Après un épisode de grêle, privilégiez une approche prudente :

  1. Ne montez pas sur le toit si les conditions sont glissantes ou si vous n’êtes pas équipé : la sécurité d’abord.
  2. Inspection visuelle depuis le sol : recherchez des fissures évidentes, des zones blanchies, des morceaux de verre, un cadre tordu ou des câbles apparents.
  3. Surveillez la production : si vous disposez d’une application de suivi, comparez avec les jours précédents (en tenant compte de la météo). Une chute inhabituelle peut signaler un problème.
  4. Faites intervenir un professionnel en cas de doute : un contrôle électrique et/ou une inspection technique peut détecter des microfissures ou des points chauds.

Si vous constatez des dégâts, évitez de manipuler les câbles. Une installation endommagée peut présenter un risque électrique, même si elle semble “fonctionner”.

5) Assurance : la grêle est-elle couverte pour des panneaux solaires ?

Souvent, les panneaux photovoltaïques posés sur toiture sont couverts par une assurance de type multirisque habitation (au titre des dommages aux biens), mais la couverture varie selon :

  • le contrat (garanties “tempête, grêle, neige” et exclusions),
  • le mode de pose (surimposition, intégration, au sol),
  • la déclaration de l’installation à l’assureur,
  • la présence d’options (dommages électriques, bris de glace, perte d’exploitation pour certains profils, etc.).

En pratique, il est recommandé de déclarer l’installation dès la mise en service et de demander à l’assureur une confirmation écrite des garanties applicables. En cas de sinistre, conservez des photos datées, le rapport météo si disponible, et les documents d’installation (factures, fiches techniques).

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