Les panneaux solaires sont souvent associés à une production d’énergie “silencieuse”. Pourtant, certains utilisateurs s’interrogent après l’installation : entend-on un bruit ? est-ce normal ? d’où cela vient-il ? Cette FAQ fait le point, simplement, sur les bruits potentiels liés à un système photovoltaïque et sur les situations où il est utile de vérifier l’installation.
1) Un panneau solaire, en lui-mĂŞme, fait-il du bruit ?
Un panneau solaire photovoltaïque (le module posé sur le toit) ne comporte pas de pièce mobile. En fonctionnement normal, il ne produit donc pas de bruit perceptible.
Si vous entendez un son, il provient le plus souvent :
- de l’électronique (onduleur, micro-onduleurs, optimiseurs),
- de la structure de fixation (dilatation, vibration),
- ou de l’environnement (vent, pluie, branches, tuiles, etc.).
2) D’où peuvent venir les bruits sur une installation photovoltaïque ?
L’onduleur (ou micro-onduleurs) : léger bourdonnement possible
L’onduleur transforme le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif utilisable dans la maison. Selon les modèles, il peut générer un léger bourdonnement ou un sifflement discret, surtout lorsque la production est élevée (journée ensoleillée) ou lorsqu’il chauffe puis se régule.
Avec des micro-onduleurs (installés près des panneaux), le bruit est en général moins perceptible depuis l’intérieur du logement, car ils sont sur le toit. Mais des sons peuvent rester audibles à proximité immédiate, dans certains cas.
La dilatation des matériaux : craquements ponctuels
Comme pour une toiture, des bruits de “tic” ou de craquement peuvent survenir lors des variations de température (matin, fin de journée). Ils proviennent de la dilatation des rails, crochets, cadres aluminium des panneaux ou éléments de couverture.
Ces bruits sont généralement ponctuels et sans gravité s’ils restent faibles et occasionnels.
Le vent : vibrations, cliquetis, battements
Par temps venteux, une installation peut révéler :
- un cliquetis (câbles trop libres, connecteurs qui tapent),
- des vibrations (jeu dans une fixation, rail mal contraint),
- un bruit de battement (élément de toiture, tôle, rives, écran sous-toiture).
Un bon câblage (câbles attachés, cheminement propre) et des fixations correctement serrées limitent fortement ces nuisances.
La pluie et la grêle : sons “amplifiés” selon la toiture
La pluie sur des panneaux peut paraître un peu plus “marquée” qu’une pluie sur tuiles, surtout avec certains types de toitures (ex. bac acier) ou selon l’isolation. En cas de grêle, le bruit peut être impressionnant, comme sur de nombreuses surfaces rigides extérieures, sans que cela signifie automatiquement un dommage.
3) Quel niveau sonore est considéré comme normal ?
Il n’existe pas un “bruit type” universel : cela dépend du matériel, de l’emplacement de l’onduleur, de la charpente, de l’isolation et du vent.
- Normal : un léger bourdonnement près d’un onduleur, quelques craquements ponctuels liés à la température, des sons liés à la météo.
- À surveiller : un bruit nouveau, plus fort que d’habitude, répétitif, ou qui apparaît soudainement après une période sans nuisance.
Conseil pragmatique : si le bruit est audible dans une pièce de vie et devient gênant, il mérite un diagnostic (souvent simple) sur l’emplacement de l’onduleur, les fixations et le câblage.
4) Quand faut-il s’inquiéter et faire contrôler l’installation ?
Certains bruits doivent conduire à une vérification, par prudence :
- Sifflement aigu persistant ou qui augmente avec le temps (près de l’onduleur ou du tableau électrique).
- Grésillement, crépitements, odeur de chaud, traces de noircissement près d’un équipement électrique.
- Claquements forts au vent, impression qu’un élément “prend du jeu”.
- Bruit après un événement : tempête, gros coup de vent, chute de branche, intervention sur toiture.
Dans ces cas, il est préférable de contacter votre installateur ou un professionnel qualifié pour un contrôle visuel et électrique. Évitez de manipuler les connecteurs sur le toit : même si l’installation est sécurisée, un mauvais geste peut créer un défaut.