Audit, chiffrage, dossiers CEE :
un conseiller dédié vous accompagne.

Accueil > Panneaux photovoltaïques > Quelle est la durée d’amortissement (rentabilité/retour sur investissement) pour des panneaux solaires photovoltaïques ?

Quelle est la durée d’amortissement (rentabilité/retour sur investissement) pour des panneaux solaires photovoltaïques ?

Introduction

La durée d’amortissement (ou retour sur investissement) d’une installation de panneaux solaires photovoltaïques correspond au temps nécessaire pour que les économies réalisées (et/ou les revenus issus de la vente d’électricité) compensent le coût total du projet. Cette durée varie fortement selon la configuration (autoconsommation, vente du surplus, vente totale), l’ensoleillement, le prix de l’électricité, les conditions tarifaires et les caractéristiques du logement.

Cette FAQ explique comment estimer une durée d’amortissement de façon réaliste, quels facteurs l’influencent et quels points vérifier avant de vous lancer.

1) Que signifie “amortir” une installation photovoltaïque ?

On parle d’amortissement lorsque les flux financiers cumulés (économies + recettes éventuelles) deviennent égaux au coût du projet. Selon les cas, on distingue :

  • Amortissement “simple” : coût initial ÷ gain annuel estimé (méthode rapide, mais approximative).
  • Retour sur investissement “réel” : intègre davantage d’éléments (évolution du prix de l’électricité, maintenance, remplacement d’onduleur, fiscalité, inflation, etc.).

À noter : une installation photovoltaïque se raisonne sur une durée longue (souvent plusieurs décennies), avec des performances qui évoluent dans le temps (dégradation progressive des modules, notamment).

2) Les principaux facteurs qui font varier la durée d’amortissement

L’ensoleillement et l’orientation

La production dépend de la localisation et de l’exposition (orientation, inclinaison, ombrages). Deux foyers ayant la même puissance installée peuvent obtenir des résultats très différents.

Le taux d’autoconsommation

Plus vous consommez sur place l’électricité produite, plus vous valorisez chaque kWh au prix auquel vous l’auriez acheté au réseau. À l’inverse, l’électricité injectée est valorisée selon un tarif d’achat (qui dépend du cadre en vigueur et du contrat), souvent différent du prix de détail.

Le prix de l’électricité (et son évolution)

Le gain annuel dépend du prix auquel vous achetez votre électricité. Si le prix évolue, l’amortissement peut s’accélérer ou ralentir. Il est prudent de ne pas baser un calcul sur une hypothèse unique trop optimiste.

Le coût du projet et la qualité du dimensionnement

Le coût total inclut généralement : études, matériel, pose, raccordement, éventuels travaux électriques, démarches, et parfois suivi de production. Un système correctement dimensionné (ni surdimensionné, ni sous-dimensionné) est un levier important.

La maintenance et les remplacements

Les panneaux nécessitent peu d’entretien, mais certains composants peuvent être amenés à être remplacés au cours de la vie de l’installation (par exemple l’onduleur, selon la technologie et les conditions d’usage). Il faut aussi prévoir d’éventuels frais de maintenance/assurance.

3) Comment estimer la durée d’amortissement : méthode simple et méthode plus complète

Méthode simple (ordre de grandeur)

Une approche rapide consiste à calculer :

  1. Gain annuel = (kWh autoconsommés × prix du kWh acheté) + (kWh vendus × tarif d’achat) − (frais annuels estimés)
  2. Amortissement simple = coût total du projet ÷ gain annuel

Cette méthode donne un repère, mais ne prend pas toujours en compte la variabilité des paramètres (prix de l’électricité, production réelle, dégradation, indisponibilités, etc.).

Méthode plus complète (recommandée)

Pour une estimation plus robuste, on construit un tableau de flux sur 15–25 ans en intégrant :

  • une hypothèse prudente sur l’évolution du prix de l’électricité,
  • la dégradation progressive de la production,
  • les frais d’exploitation (assurance, maintenance),
  • le remplacement possible de certains équipements (selon le cas),
  • les conditions contractuelles (vente du surplus, durée, tarifs).

Le retour sur investissement est alors le moment où le cumul des flux devient positif. Pour comparer deux projets, on peut aussi regarder des indicateurs financiers (valeur actualisée, taux de rentabilité interne), mais cela dépasse souvent le besoin d’un premier tri.

4) Scénarios typiques : autoconsommation, vente du surplus, vente totale

Autoconsommation avec vente du surplus

C’est un scénario courant : vous utilisez une partie de la production et injectez le reste. La rentabilité dépend surtout de votre capacité à consommer en journée (ou à piloter certains usages : chauffe-eau, électroménager, pompe, etc.).

Autoconsommation “forte” (avec pilotage des usages)

Sans promettre un résultat, il est souvent pertinent de calibrer la puissance pour maximiser l’autoconsommation plutôt que de viser la production maximale. Un projet bien ajusté peut améliorer le gain par kWh produit.

Cet article vous a-t-il été utile ?