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Qu’est-ce qu’un audit global partagé ?

Qu’est-ce qu’un audit global partagé ?

Un audit global partagé est une démarche d’audit énergétique qui vise à analyser un logement (ou un immeuble) dans sa globalité, puis à partager les résultats et les scénarios de travaux avec les parties concernées (propriétaire, occupants, copropriété, gestionnaire, etc.). L’objectif est de disposer d’une vision claire, structurée et compréhensible de l’état du bâtiment, des priorités de rénovation et des options possibles, afin de faciliter la prise de décision.

1) Définition : “global” et “partagé”, qu’est-ce que cela implique ?

Un audit global partagé combine deux idées :

  • Global : l’analyse porte sur l’ensemble des postes qui influencent la performance énergétique et le confort : isolation, ventilation, chauffage, production d’eau chaude, menuiseries, ponts thermiques, usages, etc.
  • Partagé : les constats, hypothèses et scénarios sont restitués de manière à être compris et discutés. Le but n’est pas seulement de produire un rapport technique, mais de rendre l’information actionnable pour décider des étapes de rénovation.

Selon le contexte (maison individuelle, copropriété, bâtiment tertiaire), l’audit peut être accompagné d’ateliers, de réunions de restitution ou d’échanges structurés pour aligner les besoins, les contraintes et les priorités.

2) À quoi sert un audit global partagé ?

Cette démarche sert généralement à :

  • Objectiver la situation : comprendre d’où viennent les déperditions, les inconforts (froid, humidité, surchauffe), les consommations élevées, etc.
  • Hiérarchiser les actions : distinguer ce qui est prioritaire (sécurité, ventilation, pathologies, étanchéité à l’air) de ce qui est opportun.
  • Construire des scénarios cohérents : proposer plusieurs parcours de travaux (par étapes ou en une fois) en veillant aux interactions entre postes (ex. isolation + ventilation).
  • Faciliter la décision : mettre à plat les compromis (budget, contraintes techniques, calendrier, gêne en occupation) et réduire les incompréhensions.

Un audit partagé n’est pas une promesse d’économies “automatiques” : les résultats dépendent du bâtiment, de l’exécution des travaux, des usages et du suivi. En revanche, il améliore souvent la qualité des décisions en amont.

3) Que contient généralement un audit global partagé ?

Le contenu exact dépend du cadre retenu, mais on retrouve fréquemment :

État des lieux et analyse du bâti

  • Caractéristiques du bâtiment (parois, isolation existante, menuiseries).
  • Systèmes (chauffage, eau chaude, ventilation, régulation).
  • Repérage de points sensibles : humidité, moisissures, ponts thermiques, inconfort d’été, etc.

Hypothèses et méthode

Un audit s’appuie sur des données collectées (plans, factures quand disponibles, visites, mesures éventuelles) et sur des hypothèses. Un bon audit explicite clairement :

  • Les données utilisées et leurs limites.
  • Les hypothèses de calcul (occupation, températures de consigne, ventilation, etc.).

Scénarios de travaux

Les scénarios proposent des ensembles de mesures compatibles entre elles. Ils peuvent inclure :

  • Isolation (combles, murs, planchers), traitement des ponts thermiques.
  • Amélioration de l’étanchéité à l’air et ventilation adaptée.
  • Modernisation ou remplacement des systèmes (chaudière, PAC, ECS, régulation).
  • Recommandations sur le confort d’été (protections solaires, ventilation nocturne, etc.).

Restitution “partagée”

La restitution est un point-clé : l’auditeur explique les résultats, répond aux questions, et aide à comparer les scénarios (avantages, limites, conditions de réussite). Cette phase peut être organisée sous forme de réunion, de support synthétique et/ou de plan d’actions.

4) En quoi est-ce différent d’un DPE ou d’un audit énergétique “classique” ?

Le DPE est avant tout un document de diagnostic avec une étiquette énergie/climat et des recommandations générales. Il ne vise pas toujours une stratégie de travaux “sur-mesure”.

Un audit énergétique va plus loin en proposant des scénarios de rénovation et une analyse plus approfondie.

Un audit global partagé met l’accent sur :

  • La lecture globale (interaction des postes, cohérence technique).
  • La pédagogie et la transparence des hypothèses.
  • La co-construction et l’appropriation des scénarios par les décideurs.

Il ne remplace pas nécessairement les obligations réglementaires : il peut s’y adosser, ou être réalisé dans une logique de projet (rénovation par étapes, rénovation globale, copropriété, etc.).

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