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Y a-t-il un risque concernant l’étanchéité de la toiture après l’installation des panneaux photovoltaïques ?

L’installation de panneaux photovoltaïques sur une toiture soulève souvent une inquiétude légitime : est-ce que cela peut créer des infiltrations et compromettre l’étanchéité ? La réponse dépend surtout de la méthode de pose, de l’état du toit, du respect des règles de l’art et du suivi après chantier. Voici les points clés pour comprendre les risques réels et les bonnes pratiques pour les limiter.

1) L’installation de panneaux peut-elle provoquer des infiltrations ?

Oui, un risque existe, mais il n’est pas systématique. Les infiltrations apparaissent généralement lorsque :

  • la toiture était déjà fragilisée (tuiles poreuses, ardoises fissurées, écran sous-toiture absent ou dégradé, solins fatigués) ;
  • la pose a été réalisée avec des fixations inadaptées ou des percements mal traités ;
  • certains points singuliers ont été négligés (rives, faîtage, noues, abergements de cheminée, ventilations) ;
  • les éléments d’étanchéité et de gestion des eaux pluviales (gouttières, descentes) n’ont pas été vérifiés.

Dans une pose conforme, l’objectif est justement de préserver la continuité de la couverture et de garantir l’évacuation normale de l’eau. Pour en savoir plus sur les solutions d’installation, vous pouvez consulter le site de CEE.

2) Les méthodes de pose et leur impact sur l’étanchéité

Pose en surimposition (la plus courante)

Les panneaux sont fixés sur une structure au-dessus de la couverture (tuiles, ardoises, bac acier). Cette méthode limite généralement les impacts sur l’étanchéité car la toiture reste la barrière principale contre la pluie.

  • Point de vigilance : les crochets ou fixations traversent la couverture à des endroits précis. L’étanchéité dépend de la bonne gestion de ces points (joints, relevés, positionnement, remplacement des tuiles si nécessaire).

Intégration au bâti (IAB)

Les panneaux remplacent une partie des éléments de couverture. L’étanchéité repose alors davantage sur un système d’intégration (cadres, bavettes, abergements, écrans) correctement posé.

  • Point de vigilance : l’IAB peut être plus sensible aux défauts de mise en œuvre, notamment si le système d’intégration est mal adapté au type de toiture ou si les raccords périphériques sont approximatifs.

Toitures plates (membrane, étanchéité bitumineuse, etc.)

Sur toit-terrasse, l’enjeu principal est de préserver la membrane : éviter les percements, protéger les zones de contact, respecter les relevés et les pentes d’écoulement.

  • Point de vigilance : un lestage mal conçu, des chemins de câbles mal posés ou des charges mal réparties peuvent provoquer des dégradations dans le temps.

3) Les causes les plus fréquentes de défaut d’étanchéité après pose

Lorsqu’un problème survient, il provient souvent d’un ensemble de facteurs. Voici les causes les plus courantes :

  1. Toiture trop ancienne ou en fin de vie (les panneaux ne “créent” pas le problème, mais le chantier le révèle ou l’accélère).
  2. Fixations mal dimensionnées ou posées hors des zones prévues par le fabricant (crochets sous tuiles, visserie inadaptée, support fragilisé).
  3. Éléments de couverture cassés (tuiles/ardoises fissurées pendant l’intervention, non remplacées).
  4. Absence de traitement correct des points singuliers (abergements, rives, noues, faîtage).
  5. Cheminement de câbles qui gêne l’écoulement ou exerce une contrainte sur la couverture.
  6. Finition et nettoyage insuffisants (débris sous les tuiles, crochets mal repositionnés, etc.).

4) Comment réduire le risque : contrôles et bonnes pratiques avant, pendant et après

Avant le chantier : diagnostic de toiture

Avant de poser des panneaux, il est recommandé de vérifier :

  • l’état des tuiles/ardoises (casses, porosité, glissement) ;
  • les éléments de zinguerie (solins, rives, noues, abergements) ;
  • la charpente (déformations visibles, zones humides) ;
  • l’existence et l’état d’un écran sous-toiture si présent.

Si la couverture est vieillissante, il peut être pertinent d’envisager une rénovation partielle ou totale avant la pose, afin de ne pas juxtaposer un équipement durable sur un support fragile.

Pendant le chantier : qualité de mise en œuvre

  • Respect des préconisations fabricants (structure, couple de serrage, entraxes, compatibilités).
  • Gestion rigoureuse des tuiles/ardoises déposées : remplacement de celles endommagées.
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